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30.11.03 - Analyse
du Forum Social Européen (12-15 novembre 2003) par Andre Virasolvy.
Après les immenses dépenses d'énergie des participants au Forum Social Européen,
il me semble logique que toute personne consciente des efforts et du courage des militants
qui agissent pour faire évoluer ce monde, se doit de s'exprimer. Ceux qui désapprouvent
les alter-mondialistes ne se privent pas de le faire savoir. Ceux qui les soutiennent ont
beaucoup plus de mal à se faire entendre, mais ils y parviennent malgré tout. Reste la
grande majorité de ceux qui observent. Ils sont dans l'attente de propositions
concrètes, mais rien n'apparaît. Certes, les alter-mondialistes veulent transformer ce
monde à la dérive, mais ils ne sont ni les seuls, ni les premiers à exprimer cette
nécessité. A la différence avec d'autres ils ne présentent pas de projets tout
ficelé. Ils proposent de le bâtir avec la participation de ceux et celles qui
apporteront des propositions pour y participer. Pourquoi pas, mais à condition de laisser
un peu de place aux nouvelles explications. Cette démarche est peut-être une nouvelle
forme de politique, dans la mise en place d'une pratique véritablement démocratique.
Cela reste à prouver et l'avenir nous apportera la réponse. Pour l'instant, le plus
urgent est de trouver les moyens capables d'arrêter la dégradation, en avançant
résolument vers l'indispensable transformation. Pour prendre cette direction, il
faut avoir une audience auprès des organisations alter-mondialistes. Pour l'obtenir, le
plus facile est de rejoindre les rangs des mécontents, conscients des graves dangers qui
nous menacent. Il ne cessent de le dire, et à chaque fois qu'ils se réunissent, c'est
pour formuler les mêmes réprobations sur tous les tons, mais rien n'y fait. Si l'on
hésite à rejoindre les alter-mondialiste, afin d'éviter de réentendre ou de répéter
les mêmes litanies qui tendent à démontrer une incapacité passagère, que faire ? Face
à la quantité, et à la complexité des graves problèmes qui ravagent l'humanité, il
est logique de constater qu'il y a abondance de témoignages pour expliquer la gravité de
la situation. Ensuite, il faut bien admettre que la reconnaissance de ces innombrables
problèmes ne conduit pas forcément vers la solution, puisque rien ne change, mais
qu'au contraire, ça s'aggrave. Pourtant, un jour où l'autre, et le plus vite sera le
mieux, il faudra bien formuler une proposition d'action claire et précise, capable de
rassembler ceux et celles qui aspirent à un véritable changement de société.
Au cours des débats du FSE, les droits, l'égalité et les inégalités ont été
abondamment cités par de nombreux orateurs. Si l'un, ou l'une d'entre eux, avait cherché
à démontrer que l'humanité est sous l'emprise des droits inégaux institués, son
action aurait été salutaire, car elle aurait désigné la direction à prendre.
L'inégalité des droits domine ce monde dans tous les domaines, mais pour l'instant aucun
écho sur ce sujet n'est perceptible. Le jour où les plus clairvoyants se décideront à
débattre sur les droits inégaux institués, tout commencera à changer. Les élites qui
ambitionnent le pouvoir ne peuvent pas ouvrir ce débat. Ils ne veulent surtout pas
libérer l'humanité des droits inégaux institués, principal moyen qui permet
d'exploiter ceux et celles qui n'aspirent pas aux fonctions instituées qui procurent des
droits inégaux, donc des privilèges. De tous bords, les discours sont éloquents sur les
sinistres réalités de l'époque, mais ceux qui les exposent n'en recherchent jamais la
cause. De ce fait, ils ne peuvent pas proposer de solution, sous la forme d'un objectif à
atteindre. Ce monde est malade, et lorsqu'on se trouve devant un malade, il importe de le
soigner en urgence, bien sûr, mais en même temps, il est primordial de rechercher la
cause de sa maladie. Faute d'identifier la cause d'une maladie pour savoir si elle est
transmissible, non seulement le malade ne pourra pas guérir, mais il transmettra
cette maladie. L'humanité est malade du syndrome de l'inégalité, et elle ne le sait
toujours pas. Le jour où l'individu comprendra que la véritable action positive commence
par rechercher la cause des méfaits qu'il dénonce, tout deviendra limpide. Il finira par
s'apercevoir qu'en expliquant l'existence de cette cause, l'inégalité des droits, les
plus perspicaces décideront de se rassembler pour atteindre l'objectif capable de
libérer l'humanité de ce syndrome. Il se résume à revendiquer, puis à obtenir,
l'égalité des droits économiques.
Chaque individu ne doit compter que sur lui même pour acquérir sa liberté de
pensée, mais surtout pour libérer ce monde des injustices et de leurs redoutables
conséquences. L'individu obtiendra cette libération qu'en agissant pour obtenir
l'égalité des droits sur les résultats de son travail. C'est en prenant conscience
qu'il doit cesser d'abandonner les fruits de son travail à des exploiteurs, que l'être
humain, digne de ce nom, comprendra qu'il doit s'organiser pour rassembler ceux et celles
qui décideront d'agir, pour obtenir l'égalité des droits économiques sur les profits
qui résultent de leur travail.
Jusqu'alors, ce sont les droits inégaux institués qui s'exercent. Ils entraînent
l'accroissement systématique des inégalités, mais également, les comportements
abjects, en laissant croire à ceux qui les pratiquent qu'ils sont supérieurs aux autres,
et qu'ils peuvent tout se permettre. En réalité, les lugubres personnages qui méprisent
leurs semblables, et s'acharnent à vouloir les dominer, ne sont que l'ouvre obscure et
négative des droits inégaux institués. Ils ne sont pas la véritable cause des méfaits
qu'ils commettent, ou des décisions désastreuses qu'ils prennent. Ils sont des effets
négatifs du système fondés sur l'inégalité des droits. Ils peuvent disparaître, mais
les fonctions instituées qui procurent des droits inégaux ne disparaîtront pas pour
autant. D'autres postulants occuperont systématiquement ces fonctions qui sont les
véritables effets des droits inégaux institués. Ces fonctions sont obligatoirement
réservées, puis occupées par de sinistres personnages. Il en est ainsi depuis le
commencement de l'humanité, et les siècles passent, mais rien ne changent sur le fond,
sinon le progrès qui résulte du travail. Depuis bien longtemps, le progrès peut nous
apporter une prospérité généralisée, ou, si les droits inégaux institués perdurent,
nous entraîner vers un désastre de même nature. Tant que les droits inégaux institués
resteront en application, l'ensemble de l'humanité continuera d'en supporter les
conséquences qui deviendront de plus en plus désastreuses. Une majorité croissante
subira les effets du système, et les beaux parleurs se contenteront de les dénoncer, en
oubliant d'en rechercher la cause.
Une analyse approfondie de notre société démontre que nous ne sommes pas dans un
système économique équitable. Il suffit de parcourir les thèmes des débats du FSE
pour en avoir les preuves. Les rapports socio-économiques institués sont fondés sur
l'inégalité des droits, mais cette réalité échappe totalement à la réflexion des
orateurs. Ils proposent d'agir sur les effets, sans comprendre que si la cause reste
en activité, elle continuera inévitablement à produire des effets qui deviendront de
plus en plus néfastes et dangereux. Dans ces conditions, leur raisonnement les enferme
dans un processus qui les rend incapable de trouver la solution. Les beaux discours
négatifs sont inefficaces pour retenir l'attention des médias, et par conséquence, ils
sont sans intérêt pour l'individu fatigué des actions stériles. L'individu est en
attente pour passer à l'action, mais à condition de percevoir clairement le but à
atteindre, pour mettre fin à son exploitation. En lui proposant la solution de ses
problèmes, par l'action pour obtenir l'égalité des droits sur les profits, il se trouve
immédiatement en face de ses responsabilités. En restant inerte, il continuera de subir
le système. En agissant pour obtenir ses droits légitimes sur son travail, il comprendra
qu'en les obtenant, il cessera d'être exploité, puisque son salaire augmentera
automatiquement en fonction des résultats. Avec l'égalité des droits économiques, les
inégalités cesseront de progresser, les déséquilibres socio-économiques arrêteront
de déstabiliser la société et les équilibres se rétabliront systématiquement.
Il est vrai que la notion d'égalité est à l'origine d'une énorme confusion dans
les esprits. Il est grand temps de palier aux déficiences des penseurs qui n'ont pas
donner à l'égalité la place qui lui revient. L'égalité n'a pas d'origine naturelle,
mais c'est la seule notion capable de maîtriser les inégalités, qui, elles, par contre,
sont véritablement d'origine naturelle. Dans sa fonction globale, au départ d'un genre
humain ignorant, l'inégalité ne pouvait pas faire autre chose que de se pratiquer
naturellement. Puis, faute de l'expliquer correctement, l'inégalité négative a
influencé les esprits pervers qui ont inventé le droit pour l'instituer légalement.
Depuis, l'inégalité des droits est LA CAUSE qui procure des privilèges légalisés par
les pouvoirs institués, et par conséquence, entraîne les injustices. Dans ces
conditions, l'égalité ne peut concerner que les droits, car c'est le seul moyen pour
mettre fin aux droits inégaux institués. Ils sont LA CAUSE de tous les tourments de
l'humanité, des injustices, des sinistres écologiques, des conflits sociaux et des
guerres. Si l'égalité ne peut s'appliquer que sur le droit, reste à savoir s'il peut
exister des droits inégaux équitables qui ne souffrent aucune contestation. De nos
jours, le droit est continuellement invoqué. Par exemple : le droit de savoir, le droit
à l'éducation et à la formation, le droit au travail, le droit à la santé, le droit
au logement, le droit de mourir dignement, etc. Sur tous ces droits, l'inégalité et
l'égalité sont en compétition permanente, et sur chaque cas concernant un individu
spécifique, il n'est pas possible de dire que la loi soit infaillible et équitable. Nous
sommes dans une société dominée par l'iniquité, ce qui n'empêche nullement des
dirigeants d'affirmer que nous sommes dans un Etat de droit, comme si ce droit était
égal pour tous, alors que c'est faux dans de nombreux cas.
En invoquant le droit, bon nombre d'individus s'imaginent qu'ils possèdent la
légitimité de leur comportement. Ils savent que ce comportement va être la cause
d'injustices, de licenciements, de conflits sociaux, de misère, de souffrances, etc. mais
qu'importe, puisqu'il découle d'une liberté qui provient de la fonction qu'ils occupent,
et qui est protégée par le droit. Ils conçoivent une liberté qu'ils nomment le
libéralisme, et qui les autorise à pratiquer un comportement protégé par la loi. Ils
ont le droit pour eux. En réalité, ils estiment qu'ils sont les propriétaires d'une
liberté inégalitaire. Entre le droit et la liberté, il ne peut pas y avoir d'égalité,
puisque le droit va à l'encontre de la liberté réciproque, ou d'une liberté absolue
qui donnerait le droit de faire n'importe quoi. Légalement, le droit enlève la liberté
de l'un, pour la donner à l'autre par un acte d'autorité judiciaire. Le plus souvent, ce
n'est que justice, puisque l'un pensait qu'il avait la liberté de nuire à son prochain
en toute impunité, parce qu'il était le plus fort, et le droit y a mis bon ordre. Mais
actuellement, cette soi-disant logique qui confère la toute puissance au droit au
détriment de la liberté, n'est pas équitable sur les rapports socio-économiques.
Lorsque deux, ou plusieurs personnes se rassemblent pour travailler ensemble et produire
des richesses, dans une entreprise, que ce passe-t-il ? En bonne logique conforme à son
esprit sur la liberté d'entreprendre, le droit attribue cette liberté au propriétaire
de l'entreprise, et par conséquence, il l'enlève à ceux et celles qui viennent
travailler dans cette entreprise pour gagner leur vie, mais qui n'en sont pas les
propriétaires. Dès qu'un salarié passe la porte de son entreprise, il perd sa liberté
sur son travail, et doit se conformer aux droits inégaux institués. Certes, de nos
jours, certains ont la liberté de négocier leur salaire, mais ils n'ont aucun droit sur
les profits, résultat de leur travail. Le droit de propriété les oblige à abandonner
leurs droits sur les fruits de leur travail. Ils font grève pour obtenir des
augmentations de salaires, mais par résignation et abandon de légitimité, ils laissent
le propriétaire de l'entreprise décider de la répartition de l'argent des profits,
C'est ce qui entraîne l'accroissement systématique des inégalités.
Dans le système actuel, le contrat de travail est une reconnaissance légale
d'abandon de droit. En échange d'un salaire conventionnel décrété par les
institutions, la, ou le salarié laisse les fruits de son travail à la disposition de son
employeur. Dans ce contrat, employé et employeur ont la liberté de le négocier, de
l'accepter, puis de le reconnaître, mais ils ne sont pas à égalité de droits. Ce
contrat est inéquitable, et dans ces conditions, il ne peut, ni arrêter l'accroissement
des inégalités, ni instituer la justice sociale.
Le jour où les alter-mondialistes, et toutes les autres personnes qui aspirent à une
autre société, décideront de se préoccuper des droits inégaux institués, tout
commencera à changer. Le vaste et inévitable débat de société s'imposera à chaque
fois que l'individu exprimera sa volonté de faire valoir des droits égaux, dans ses
relations avec ses semblables, et surtout, dans ses rapports socio-économiques sur son
travail, dans son entreprise.
Pour en savoir plus sur ce sujet, il faut lire « Comment mette fin à l'inégalité
des droits ? » Envoi du livre franco de port à réception d'un chèque de 12 euros au
nom de son auto-éditeur : André Virasolvy 54bis, rue Philippe Dartis - 95210
Saint-Gratien . a-vira@easyconnect.fr
andre.virasolvy@laposte.net
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27.11.03
- Industrie alimentaire et pollution. Je vais vous
décrire dans ce texte différents faits relatifs à l'industrie alimentaire,
particulièrement l'élevage animal de type industriel. Ils sont tirés d'articles de
journaux, d'études d'agence environnementale situées aux États Unis. Aux états Unis
le problème des déjections animales prend des proportions énormes avec les quantités
en jeu. L'industrie de la viande aux États-Unis produit 61 millions de tonnes de fumiers,
soit 130 fois le volume des déjections humaines, ou 5 tonnes pour chaque américains.
La Caroline du Nord, avec ses 7 millions de porcs, produit quatre fois plus de fumier
que les 6.5 millions d'habitants Selon l'agence de protection de l'environnement, les
porc, le boeuf et les poulets ont contribués a polluer 35,000 milles de rivières dans 22
états et contaminés la nappe phréatique dans 17 états. Un organisme microscopique, le
Pfiesteria, qui se nourrit de phosphore et d'azote présent dans le fumier, est très
toxique pour l'humain et les poissons. En 1991, 1,000,000,000,000 de poissons sont morts
par le Pfiesteria dans la rivière Neuse en Caroline du Nord. Depuis 1995, un nombre
équivalent ont été tués par les déversements de fumiers dans les estuaires et région
côtières de Caroline et les rivières du Maryland et de Virginie se déversant dans
Chesapeake Bay. Ces décès peuvent être directement reliés au 10 million de porcs
élevés en Caroline du Nord et les 620 millions de volailles sur la rive sud de la baie
Chesapeake. Dans l'état de Virginie, le niveau dangereux de coliformes fécaux pour la
santé est fixé à 200 par 100 millilitres d'eau. En 1997, certains cours d'eau avaient
des taux jusqu'a 424,000 par 100 millilitres.
Les conditions d'élevage industriel rendent les animaux malades. Une étude démontre
que 80% des porcs ont la pneumonie à l'abatage. Pour les poulets, 90% ont des troubles de
locomotion. Pour produire une livre de porc, il faut dépenser 6.9 livres de grains .44
gallons d'essence et 430 gallons d'eau. Pour le boeuf, 4.8 livres de grains , .25
d'essence et 390 gallons d'eau. La production mondiale a grossi de 44 millions de tonnes
en 1950 à 211 millions de tonnes en 1997. Le prix de la viande doublerait sinon
triplerait si les coûts réels au niveau écologique, incluant l'utilisation d'énergie
fossile, l'épuisement des nappes souterraines et la pollution chimique des sols étaient
calculés.
Antibiotiques et santé publique.
L'utilisation systématique d'antibiotiques dans l'élevage animal cause l'émergence
de souches résistantes de bactéries qui affectent les humains. L'Institut de médecine
de l'Académie nationale des sciences estime à 30 billions de dollars le coût annuel du
traitement des infections résistantes aux antibiotiques.
Sur une production de 50 million de tonnes d'antibiotiques produits annuellement aux
É.U, 20 million sont donnés aux animaux, dont 16 million de tonnes sont administrés à
la volaille pour qu'ils grossissent plus rapidement. 4 million de tonnes sont administrés
pour contrôler les maladies issues des conditions d'élevage industriel où les animaux
confinés à des espaces restreints, contractent l'anémie, la grippe, diarrhée, mastites
pneumonie etc. 20 % des poulets au É.U sont porteurs de Salmonelle et 80% contaminés par
Campylobacter dans les usines d'abattage et de transformation. On rapporte 5000 morts et
76 millions de cas d'intolérance alimentaire chaque années aux É.U.
Les Nations Unis reportent que sur les 17 principales zones de pêches sur la planète
ont atteint leur limite on sont en déficit. Un tiers de toutes les prises de poissons
sont pour la nourriture d'animaux d'élevage. L'avenir de la planète passe par un régime
majoritairement végétarien. Ce qui n'exclut pas nécessairement l'alimentation carnée,
mais en réduit considérablement l'apport.
Il est instructif de constater comment l'homme a trouvé le moyen de se faciliter la
vie en adoptant une alimentation carnivore. Il était plus facile de se nourrir de viande,
ce qui a permis l'expansion de l'homme qui a commencé à voyager. Son ingéniosité a
fait qu'il a pu développer des outils pour chasser et pêcher de plus en plus efficaces.
Il devait partir de plus en plus loin pour chasser et pêcher, épuisant les ressources
locales. Les navires usines qui ont lentement remplacés les usines de transformations sur
les côtes en sont un exemple. Une fois les rivières épuisées, il s'est attaqué aux
bancs de poissons, pour ensuite tomber dans l'aquaélevage. Pour ensuite améliorer sa
technique de production en utilisant la manipulation génétique. Dernier constat fait
état de la lente disparition des saumons sauvages, à cause de saumons d'élevages qui
s'échappent des enclos et contaminent leurs frères par des maladies issues des
techniques génétiques.
Ou est donc le progrès ?
Il faut se poser la question suivante. Qu'adviendra t-il lorsque les grosses
corporations auront provoqué la disparition des espèces sauvages d'animaux et de plantes
pour les remplacer par des clones et des semence modifiées ? Déjà ils tentent
d'instaurer un monopole des semences. Iront-ils jusqu'à breveter le secteur alimentaire
primaire ?
Écoagir, Manger de la viande et des produits raffinés, est mauvais pour la santé.
Cela rend malade ! Alors qu'il y a quelques années encore, on considérait la viande
comme un élément essentiel à l'équilibre nutritionnel de l'homme, on sait aujourd'hui
qu'il n'en est rien, bien au contraire. Tous les scientifiques sérieux et de bonne foi
considèrent désormais que la plupart des maladies dont souffre notre civilisation
(cancer, arthrite, ostéoporose, maladies cardio-vasculaires, diabète, etc.) résultent
en majeure partie de la consommation de viande.
Sans parler des dégâts collatéraux induits par la production agro-industrielle de
nourriture carnée : destruction de l'agriculture traditionnelle des pays du Tiers-monde
avec son corollaire de misère et parfois de famine, pollution à grande échelle du sol
et de l'eau par épandage de produits chimiques et de rejet de matières fécales,
destruction des forêts pour accroître les terres d'élevage rejets de gaz dans l'
atmosphère et accroissement de l'effet de serre, etc.
A l'opposé, les études scientifiques les plus récentes mettent toutes en évidence
les bienfaits résultant de la consommation des produits de la nature : légumes, fruits
céréales. Par ailleurs, une littérature culinaire nouvelle est en train de démontrer
qu'il est parfaitement possible de se nourrir quotidiennement de façon saine et
équilibrée, mais aussi joyeuse et festive, sans aucun apport de produit carné. Une
cassette sur cette problèmatique est proposée pour 15 euros, franco de port. contact: manger-viande@tele2.fr
Bruno Domaisel
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04.11.03 -
Conférence sur les Droits Linguistiques.
Dans un article dont le titre est "Language: a Right and a Ressource" un
important sociolinguiste, Robert Phillipson, a déclaré entre autre: "Il faut
ajouter que ce n'est que récemment que j'ai pris conscience des potencialités de
l'Espéranto pour la simple raison que, comme la plupart des autre sociolinguistes, je ne
considérais pas cette langue comme quelquechose de "sérieux". En plus des
arguments intellectuels résumés ci-dessus (dans la parie non citée de l'article N. d
T.) j'ai eu cette interessante expérience d'assister à deux conférences internationales
au cours de l'été 1996. A l'occasion de la Conférence sur les Droits Linguistiques à
Hong-Kong l'anglais était presque le seul moyen de communication. La délégué
Sud-Africain exprima sa surprise que ceux dont les capacités linguistiques en anglais
étaient rien moins que parfaites, en particulier les asiatiques, qui ne s'exprimaient
qu'avec beaucoup de difficultés en anglais, acceptaient l'inégalité de Droits
Linguistiques ainsi imposée à eux par les organisateurs de cette même conférence.
Quelques semaines plus tard, au sein du 81ème Congrès Universel d'Espéranto à Prague,
je fut stupéfait de voir plusieurs milliers de participants venus du monde entier
s'exprimer avec assurance dans cete langue internationale commune , et parmis eux
plusieurs asiatiques, qui apparemment ne souffraient d'aucun handicap." |
04.04.03
- Une alternative à l'impérialisme culturel
et linguistique. Pour suivre le conseil d'Arundhati Roy à
Porto Alegre: "The corporate revolution will collapse if we refuse to buy what they
are selling their ideas, their version of history, their wars, their weapons, their
notion of inevitability." il faut aussi refuser d'acheter leur *langue*, car au
service et comme conséquense de l'impérialisme économique idéologique et politique il
y a l'impérialisme non seulement culturel mais aussi linguistique.; et ce concernant le
danger souvent ignoré, y compris même par les anti-mondialistes, est très grand, plus
grand qu'on ne se l'imagine , et l'état déjà des "dévastations" plus étendu
qu'on ne pense, et plus pernicieux. (au fait savez-vous que la Commission Européenne
publie des offres d'emploi pour des cadres de haut niveau exigeant : "native english
speakers"?). Bien sûr dans le même esprit que votre boycott il ne s'agit pas de
dire "l'anglais est mauvais", j'ai toujours autant de plaisir à lire Robinson
Crusoe dans le texte , ou ...Arundhati Roy (qui écrit en angais quoi que née au
Kérala). Mais est certainement mauvais cet impérialisme (conscient, oui oui déjà en
1961 des livres ont été publiés en Angleterre et aux Etats-Unis pour expliquer
clairement ces *buts*) et l'envahissement et la déculturation, et toutes sortes de
conséquences, pas seulement cultutrelles, qu'il entraîne. Donc ce n'est pas tout de le
dire il faut réagir!
Non seulement en cultivant ou faisant renaître les langues menacées, ou en se
tournant davantage vers les AUTRES grandes langues de communication: le français,
l'espagnol, ET le portugais (plein de sites interessants existent dans ces langues ex: http://www.vermelho.org.br/alca/default.asp
; et pour un français il est facile d'en deviner déjà la moitié même sans
avoir appris!) l'arabe, et en apprenant , et en faisant apprendre à ses enfants autre
chose que toujours ce sempiternel anglais (eh! les allemands sont nos voisins, l'italien
est une belle langue de culture! la Russie est si vaste! quand au hindî, il n'est pas
normal qu'une langue parlée par 400 millions de personnes - en comptant l'urdu qui est la
même langue écrite avec un autre alphabet- soit si peut connue à l'extérieur, ne
trouvez-vous pas?).
Et puis. Et puis bien sûr _*la seule*_ langue qui soit vraiment la solution, qui soit
à la fois internationale, neutre, qui n'est porteuse d'aucun impérialisme culturel
politique idéologique ou économique, c'est l'Espéranto, ne l'oubliez pas; qui est au
contraire porteur de valeurs de paix, d'humanisme, de dialogue et de curiosité envers
l'autre. Or l'Espéranto n'est pas mort comme certains s'imaginent, elle connait même un
coup de fouet grâce à Internet, et se développe dans des régions où elle était
encore peu connue (l'Afrique par exemple). Or il est paradoxal que les alter-mondialistes,
les anti -impérialistes, les Citoyens du Monde, l'ignorent encore et continue à se jeter
à qui mieux mieux dans l'usage de l'anglais (par efficacié, certes, mais si on en reste
là _on_ _tombe dans le piège! justement_). Enfin quand même les mouvement ecologistes
commencent à se tourner vers l'Espéranto; et le site brésillien d'Indymédia possède
une section en Esperanto - en fait c'est tous les indymédia du monde qui devraient se
faire une version en Espéranto, ça ne serait pas une bonne idée? -
Et pour tant l'"investissement dans l'Espéranto n'est pas bien difficile
(beaucoup moins que dans l'anglais) : c'est malgré sa richesse expressive et créative
une langue simple à apprendre; Si on y consacre le même sérieux et la même
persévérence qu'on apporte à l'étude d'une autre langue, en un an on a acquis le même
niveau qu'en six ans d'anglais! (je le sais c'est ce que j'ai fait, et je ne suis pas
spécialement doué, ni trop courageux).
Alors un appel à se mêtre à l'Espéranto ne serait-il pas à sa place dans le cadre
d'un boycott anti-impérialiste et dans la recherche d'alternatives libératrices? Rolland
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08.03.03
- L'Europe face à l'hégémonie américaine
. Lors du colloque « les États-Unis et le reste du monde », organisé
par République moderne, deux thèses ont été développées : celle des
« déclinistes » qui, avec Emmanuel Todd, pensent que l'on assiste à un
déclin américain, illustré par leur 500 milliards de dollars de déficit
extérieur, et celle de l'ambassadeur Bujon de l'Estang et de Jean-François
Poncet qui met l'accent sur le dynamisme de la croissance américaine et sur leur
domination militaire et culturelle.
Ces deux thèses ne sont pas contradictoires. En effet, aujourd'hui l'endettement
des États-Unis est 3 500 milliards de dollars, ce qui est une source de grande
fragilité, mais qui provoque une situation dans laquelle la reprise économique mondiale
ne peut plus venir que des États-Unis et du surendettement des consommateurs américains.
Ce système économique mondial est absurde, instable et conduit à la dictature
mondiale de l'actionnariat et des marchés financiers. Toutefois, la crise de
confiance envers ce système menace. Et c'est pourquoi, d'après Immanuel Wallerstein, les
faucons américains vont « faire la guerre pour faire la guerre »,
« pour montrer qu'ils sont les plus forts » et pour que
les gestionnaires de fonds placent à nouveau leur trésorerie en dollar.
Pendant ce temps, les géopoliticiens du Pentagone remodèlent la carte du Moyen-Orient en
pariant sur une guerre courte. Les États-Unis veulent contrôler le pétrole du golfe
arabo-persique et tenir ainsi l'équilibre géopolitique du monde. C'est un calcul
précaire car les États-Unis sous-estiment les difficultés dans cette région. Ces
difficultés pourraient faire perdre les élections de 2004 à George W. Bush et l'ONU redeviendrait
alors le cadre international du règlement des problèmes. C'est pourquoi il ne faut pas
laisser instrumentaliser cette institution.
Dans le même temps, ré-émerge une Europe des nations, une Europe européenne renaissant
des ruines de Maastricht contre une Europe américaine. Un monde multipolaire se dessine
autour d'un axe Paris-Berlin-Moscou. L'Europe doit tendre la main à la Russie et à
l'Afrique pour créer une grande zone de co-prospérité. Nous devons réformer
radicalement le système économique mondial avec l'aide d'une Amérique qui aura
retrouvé les valeurs de ses pères fondateurs et du New Deal. Il faut relancer
l'économie mondiale en finançant les besoins élémentaires des cinq millions d'humains
qui vivent dans la misère.
C'est la communauté internationale qui fondera une paix durable au Proche et au
Moyen-Orient, à condition de rester fidèle à l'héritage des lumières. Il faut une
Europe nouvelle et une gauche européenne refondée. Jean-Pierre Chevènement est
maire de Belfort et président du Mouvement
républicain et citoyen. Il a été notamment ministre de la Défense du gouvernement
de Michel Rocard (1988-1991) et ministre de l'Intérieur de celui de Lionel Jospin
(1997-2000). Libération
(France) |
01.03.03
- Demeurer ou sortir du stade
barbare de l'évolution humaine? Construire un monde de fraternité ou
demeurer dans des relations de forces, de dominations, de soummissions? Miser sur les
peurs et les besoins infantiles d'être rassuré ou sur la conscience et l'amour? Il est
temps de mettre en accusation, à tous les niveaux (individuel, collectif, national,
international, ONU) ce qui nous gangrène, ceux qui nous gangrène. Il est temps de
dénoncer et sanctionner ce qui nous avillit, ceux qui nous avillissent. Malheureusement
le modèle de la mondialisation repose sur les valeurs du libéralisme dogmatique et sur
l'intégrisme financier et donc broie l'humain. Ce n'est pas la bonne voie car il n'est
pas une création vivante de la diversité et de la richesse humaine mais un a-priori de
possédants et dominants. Un stade primaire des rapports. Joelle. |
28.02.03
- Ce n' est pas parce que les
Etats-Unis nous ont " sauvé " des griffes nazies , grace en
particulier a Mr Paton descendu par ses peres d' ailleurs et qu' on oublie ), qu' il faut
sans cesse en revenir a cette excuse la . A ce moment la , un homme qui aurait eu le prix
nobel de la paix , et qui 20 apres serait accusé de pédophilie serait excusable
!!! C est un parallele bete que je fais . Mais c'est pour essayer de faire comprendre aux
gens contre la position pacifiste de la France que la bravoure un temps n' excuse pas tout
. On peut lire sur ce forum que les US contribue a la stabilité du monde , hein ???
pardon ?? Contribue t ils a leur stabilité , ou a celle du monde ? On peut d
ailleurs rappeler qu ils sont intervenus a partir du moment ou ils se sont sentis en
danger . Que ce serait il passer dans le cas contraire ? dieu seul le sait ! Les US prone
la guerre , une guerre "preventive" rapide et efficace . Or que feront ils si
cette guerre dure , avez vous vu les moyens de destruction massive qu ils ont la bas
? Que feront ils si Saddam se revele etre imprenable , mettrons ils le feu aux pays ? S
il le mettent qu elles en seront les reparations ? Ils en parlent peu de l ' eventualité
d une guerre moins facile que prevue !! On sait tres bien comment ca va se passer , on
sait tres bien que le peuple sera ruiné , que les conditions sanitaires deplorables
aujourd hui sont du luxe comparé a comment elle le seront au sortir d une intervention
que le sang coulera que ca relancera la motivation terroriste etc etc
Par contre la france est selon moi condamnable du fait qu elle ne propose aucune
alternative a la guerre . La France ressace sans cesse les mefaits de la guerre , les
méfaits de l unilateralisme , mais que propose t elle? C est facile de dire que la guerre
c est pas bien . Mais que faire ? La France souhaite t elle ne rien faire pour le sort du
peuple , et laisser le regime actuel en place , pour s occuper de Liberalisation de
son peuple .
Que propose la france ? Tant que les pays confortables d' occident ne se soucieront pas
du devenir des pays pauvres , Tant que le travail dans ces pays pauvres ne sera pas
payé a sa juste valeur , Tant que l occident aura peur du developpement du Sud , Tant que
l occident fera tout pour s engraisser sur le dos des illetrés ( c est facile quand
meme !!!): il y en aura d' autres des conflits de ce genre .
Il faut qu on se sorte les doigts du ... , pour laisser la parole a ces millions de
gens , Le Capitalisme donne la liberté aux marchés , mais la retire aux hommes . L
ennemi n est pas celui qui souffre , L ennemi est chez nous , et est drogué , il est
accroc aux Krac 40 !!! El Pierot
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28.12.02
- "Il y a 6000 langues
parlées dans le monde, 5 999 de trop, l'anglais suffira": cette
réflexion d'un sénateur Etats-Unien à Hervé Lavenir de Buffon ("*Le Figaro
Magazine*", 22.06.2002), traduit bien le mépris des différences de ceux qui
veulent imposer leur façon de voir le monde et décider de son sort. HLB affirme par
ailleurs avoir pris connaissance d'un rapport de la CIA qui, en 1997, laissait cinq ans
aux États-Unis pour imposer leur langue comme seul idiome international "Sinon,
selon la CIAó, les réactions qui se développent dans le monde rendront l'affaire
impossible." Nous sommes en 2002. La marée noire du tout anglais n'a pas encore
tout submergé ni souillé, même si elle rend la personne humaine vachement folle, au
point que des Chinois suivent l'exemple de ces parents Coréens qui font subir à leurs
enfants une opération chirurgicale de la langue dans l'espoir qu'ils parviendront à bien
prononcer l'anglais.
Les milieux d'affaires maffieux qui ont fait main basse sur les États-Unis -- un pays
sur lequel le peuple conditionné perd tout contrôle et où un trou de milliards de
dollars peut passer inaperçu dans la comptabilité de sociétés -- sont les mêmes qui
veulent vassaliser l'Europe et piller les autres continents.
Ces mots du président Franklin D. Roosevelt sont déjà loin (6 janvier 1941) :
"Nous voulons que le monde futur soit fondé sur quatre libertés essentielles. La
première est la liberté de parole et d'expression, dans le monde entier. La deuxième,
la liberté pour chacun d'adorer Dieu comme il convient, dans le monde entier. La
troisième est la liberté de vivre à l'abri du besoin, ce qui implique, sur le plan
mondial, des ententes économiques assurant aux nations une vie saine et pacifique, dans
le monde entier. La quatrième est la liberté de vivre sans crainte, ce qui implique, sur
le plan mondial, une réduction des armements si complète qu'aucune nation ne soit en
mesure de commettre contre son voisin un acte d'agression physique, dans le monde
entier."
La liberté de parole et d'expression, dans le monde entier, passe par l'usage, dans
les relations entre les peuples, d'une langue d'accès facile et excluant toute situation
de privilège et de monopole linguistique au profit exclusif d'un pays ou groupe de pays,
sans quoi les autres libertés ne sauraient suivre. La dimension linguistique des
relations internationales ne fait pas l'objet de toute l'attention et des interrogations
qu'elle mérite dans des propositions comme celle, notamment, du développement durable.
Développement durable. L'idée de développement durable est-elle réellement
concevable en dehors des principes d'équilibre, d'égalité des chances, de démocratie ?
Ces principes existent-ils là où une langue dominante permet à ses locuteurs natifs
d'être les plus éloquents et les plus adroits à la tribune où lors de négociations,
donc d'imposer ainsi leur point de vue et leur modèle de société ?
Linguiste renommée, Henriette Walter a dit très justement qu'"une langue, c'est
une façon de voir le monde". La langue structure en effet la pensée. L'Occident a
imposé quelques unes de ses langues à la plus grande partie du monde, et l'une d'elles
évince aujourd'hui toutes les autres. Le processus de mondialisation de l'économie et du
libéralisme sauvage va de pair avec l'anglicisation forcenée et tout aussi sauvage du
monde.
Des ouvrages récents de Charles Durand traitent de ces problèmes avec beaucoup de
profondeur et de pertinence, notamment "*La mise en place des monopoles du
savoir*" (éd. L'Harmattan) et "*La nouvelle guerre contre l'intelligence*"
(éd. François Xavier de Guibert). Professeur d'informatique à l'Université de
Belfort-Montbéliard, ayant longuement vécu au Canada, aux États-Unis et au Japon,
Charles Durand a largement traité du danger qu'il y a à laisser le champ libre à une
langue hégémonique. C'est d'autant plus vrai que cette langue appartient à un groupe de
cinq nations dont la vision du monde va à l'encontre du développement durable et qui
appartiennent au réseau d'espionnage "Echelon". Imposer sa langue, c'est
imposer sa propre vision du monde et aussi induire à l'aliénation.
*Ni Bush, ni Ben Laden !* Et pourtant, dans les innombrables situations où le
multilinguisme se montre inopérant, les tenants du développement durable ont recours à
la langue de Wall Street, de Bush et de la CIA sans la moindre conscience de
l'incommensurable service ainsi rendu à ceux qui veulent imposer au monde leur conception
désastreuse de l'"ordre" génératrice de désordre, de violence, de saccage,
de détresse et de guerre, de Saddam Hussein et autres Ben Laden.
Il faut rappeler et répéter que, dans le cadre du très confidentiel
"*Anglo-American Conference Report*", en 1961, le groupe des cinq nations
devenues par la suite partenaires du réseau d'espionnage "Echelon" se
dénommait déjà prétentieusement "le Centre" : "l'anglais doit devenir
la langue dominante" ... "la langue maternelle sera étudiée chronologiquement
la première, mais ensuite l'anglais, par la vertu de son usage et de ses fonctions,
deviendra la langue primordiale"... "Le Centre a le monopole de langue, de
culture et d'expertise, et ne devrait pas tolérer de résistance contre le règne de
l'anglais" ... "Si des Ministres de l'Éducation nationale, aveuglés par le
nationalisme [sic] refusent.... c'est le devoir du noyau des représentants anglophones de
passer outre."
Le 20 février 1997, "*À gauche*" citait Madeleine Allbright, alors
secrétaire d'État de Bill Clinton : "L'un des objectifs majeurs de notre
gouvernement est de s'assurer que les intérêts économiques des États-Unis pourront
être étendus à l'échelle planétaire."
Le 31 juillet 2000, l'hebdomadaire "*Marianne*" rapportait les propos de
Margaret Thatcher qui, aux États-Unis, s'en était violemment prise à la France en
raison de son refus d'alignement docile sur sa façon de voir le monde : "/Au XXIe
siècle, le pouvoir dominant est l'Amérique, le langage dominant est l'anglais, le
modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon".
Quant à David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger
Associates, il a été encore plus précis dans un ouvrage paru en 1997 : "*Praise of
Cultural Imperialism*" (Louange de l'impérialisme culturel) : "Il y va de
l'intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde
adopte une langue commune, ce soit l'anglais; que, s'il s'oriente vers des normes communes
en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient
américaines; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio
et la musique, les programmes soient américains; et que, si s'élaborent des valeurs
communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent."
Le monde a besoin aujourd'hui d'une langue de communication internationale, et même
plus précisément anationale (non nationale, a-nationale, comme le devint le latin), dans
laquelle tous les peuples se reconnaîtront au même titre, une langue devant laquelle ils
seront libres et égaux en droits et en dignité, une langue qui ne dispensera personne du
partage de l'effort et qui ne contraindra pas 92% des Terriens à assumer tout l'effort,
à soustraire une grande partie de leur temps et de leurs ressources financières, par
l'apprentissage de la langue dominante sans pour autant accéder à un niveau de maîtrise
et d'élocution comparable à celui des natifs. Imaginez laquelle.
Henri Masson : esperohm@club-internet.fr
http://esperanto-sat.info |
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